Tous les soirs je me couchais avec la main sur mon ventre, c'est inexplicable si on ne vît pas cette expérience mais je sentais que ce tout petit être était là.
Quand j'en parlais avec ma soeur, je n'arrêtais pas de pleurer. J'étais partagée entre l'amour qui grandissait pour cet enfant et la réalité. Je n'en parlais plus avec le papa, dans sa tête c'était clair, pour lui il n'y avais déjà plus de bébé. Mes parents, eux, n'étaient toujours pas au courant. Je voulais leur dire mais 1 enguelade ou 1 des 2 qui étaient absents faisaient que je repoussais le moment. J'ai eu mes 18 ans entre temps mais je voulais les tenir au courant, même si je pouvais désormais faire les démarches sans leur accord.
J'ai repris contact avec le planning en leur disant que je souhaitais avorter, je ne le savais pas encore, rien n'était fondé dans ma tête mais je voulais être prise en charge pour savoir ou j'en étais dans ma grossesse, les possibilités que j'avais, je ne pouvais pas m'en sortir seule....